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Une anthologie ? Oui, mais... secrète, inscrite dans le  secret de soi. Pour en arriver à une autobiographie qui se construit au fil des pages avec des matériaux divers :    chronologies et dates comme dans tous les récits de vie, mais surtout des dessins, des anecdotes, des poèmes, des autoportraits, et des auto-citations qui veulent fixer quelque chose d'essentiel. Ce sont ainsi des fragments de choses intimes qui sont rassemblés avec un côté un peu chaotique... mais Frankétienne ne dit-il pas que "le chaos c'est la vie, dans son infinie diversité combinatoire  exponentielle" ? Ces fragments de choses donnent les jalons d'un parcours personnel et sonnent comme les   trésors de la mémoire. Contrairement à beaucoup d'entreprises autobiographiques, on n'y perçoit pas l'envie de contempler sa propre vie mais plutôt de la comprendre, d'en saisir le moteur. Une vie où la création et la réflexion artistique occupent une grande place, et le choix d'une anthologiepermet de suivre ses explorations : humour, inventions linguistiques, réflexions sur la langue, la liberté, la vie,  les évènements.                                      

Une certitude anime son travail : "seule la lumière de la conscience solidaire et généreuse nous aide à rencontrer les autres". Cette lumière, nous la voyons à l'œuvre  lorsqu'il cherche des moyens pour dépasser l'écueil des langues séparatrices de par leur différences. 

Frankétienne nous touche lorsqu'il raconte sa conquête du français, et le souvenir fondateur de ce parcours. Un jour, il n'avait pu dire son nom à l'institutrice qui le lui demandait : "Je ne répondis mot. Je ne  comprenais absolument pas la question formulée dans une langue qui m'était totalement étrangère". Cet incident lui  insuffla la volonté d'apprendre cette langue alors étrangère, de se l'approprier, d'en jouer, de l'utiliser pour plonger en lui-même. Son ouvrage, anthologie de moments et de morceaux choisis, nous montre comment il a fait sienne l'idée de transmuter les fragilités en forces, de "lutter     jusqu'au bout pour ne jamais capituler".

Claire-Neige Jaunet

 

Nos frères haïtiens, une nouvelle fois, ont été frappés par le malheur.

Pays meurtri dès son avènement, la terre haïtienne vient de subir les assauts de ce terrible ouragan Matthew.

En ce 14 janvier 2017, près de sept années presque jour pour jour après l’affreuse catastrophe du séisme du 10 janvier 2010, Mémoire de l’Outre Mer, aux côtés des associations haïtiennes GAMAH, l’AFHAD, l’ASCFH, se mobilise pour qu’ensemble nous puissions témoigner de notre solidarité au peuple haïtien par notre présence à ses côtés et nos dons afin que les  habitants touchés par le deuil et la désolation, puissent une nouvelle fois tout mettre en œuvre pour se relever.

En présence de Mackenzy ORCEL : écrivain Haïtien et des jeunes du conservatoire de Châteaubriand.

La soirée s’est terminée par un repas préparé par l’Association Socio Culturelle France Haïti.