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Le mot du président

Michel COCOTIERL’association Mémoire de l’Outre-mer se positionne, depuis plus de vingt cinq ans, dans une dynamique d’engagement associatif en regard du drame de l’esclavage et de la traite négrière, implication légitime et reconnue d’utilité impérieuse pour la construction de la mémoire et de la conscience collective à Nantes mais aussi plus largement en Métropole.

Cette aventure commença en 1983. A cette date, l’association Combite Dom est créée pour faire qu’à Nantes s’affirme davantage encore la volonté d’assumer le passé négrier. En 1989, l’association prend le nom de Mémoire de l’Outre-mer et poursuit son travail auprès de la Ville qui depuis de nombreuses années fait figure de pionnière en France dans le devoir de mémoire liée à la période esclavagiste.

L’exposition « Les Anneaux de la Mémoire » est une étape clé qui mettra en lumière, aux yeux des Nantais, cette page de l’histoire de leur ville : 400 000 visiteurs se presseront dans la découverte de cette exposition qui dura 18 mois, de Décembre 1992 à Mai 1994. Son retentissement fort, trouvera de plus un écho international.

Pour pérenniser l’action à Nantes, Mémoire de l’Outre-mer créera avec l’aide de la ville, la Maison de l’Outre-mer. Cet espace, déménagé aujourd’hui dans de nouveaux locaux et devenu Espace Culture Louis Delgrès, compte aujourd’hui dans l’offre culturelle de Nantes, par ses activités et sa créativité ; par ailleurs porteuse du projet depuis 1998 d’un Mémorial, Mémoire de l’Outre-mer est un acteur majeur qui accompagne la ville dans la réalisation d’un de Mémoire qui sera, nous l’appelons de nos vœux, inauguré prochainement à quelques encablures de ce podium, en bordure du fleuve, lieu ô combien chargé de sens en rapport avec la Traite Négrière.

L’espace culturel Louis Delgrès et son centre de ressources seront, en même temps que le complément indispensable de ce lieu de mémoire, un interlocuteur privilégié, afin d’en conforter l’impact international dans le combat pour la défense des Droits de l’Homme en France et dans le Monde.

Notre association revendique de faire œuvre de mémoire en relation avec l’Esclavage et la Traite négrière, de promouvoir les cultures de l’Outre Mer, de mettre en valeur leur diversité et la chance que représente cette mixité.

Nos objectifs sont de faciliter un travail de fond sur : la problématique identitaire, ainsi que sur la diversité culturelle. Cet outil, mis à la disposition des populations partenaires, scolaires, universitaires, chercheurs mais aussi néophytes, curieux et férus de connaissance toujours avides d’en savoir plus est aussi un carrefour culturel où Caribéens, Africains, Océaniens, et autres populations d’Outre Mer et de Métropole sont parties prenantes, dans un souci d’universalité.

Le partenariat avec l’Education Nationale représente une exigence pour un travail efficace en direction des scolaires. Même si nous nous réjouissons d’une meilleure prise en compte de cette page de l’Histoire de France dans les programmes, nous avons l’ambition d’être en mesure de répondre, en complément, aux demandes multiples.

Les étudiants trouvent, un outil adapté à leurs recherches, les écoles un partenaire sérieux. Transmettre le savoir par le partage des connaissances est l’objectif de cette réalisation. L’objectif est d’instruire les intelligences de nos jeunes, de leur permettre de connaître l’histoire en faisant appel à leur propre jugement.

L’implantation à proximité du mémorial dédié à l’abolition de l’esclavage à Nantes non seulement influera largement sur son évolution mais en sera aussi une source d’inspiration majeure.

Dans l’activité du centre de ressources, la place du dialogue est fondamentale pour permettre les expressions diverses et créer un vrai lieu d’échange culturel. L’espace culturel Louis Delgrès œuvre auprès de la Ville de Nantes pour que l’Association Mémoire de l’Outre Mer reste la référence en France dans le devoir de mémoire lié à la période esclavagiste.

Il est un espace nouveau, sans passion, pour sortir de la culture de l’écran télévisuel au profit de la rencontre interculturelle. C’est ainsi se donner l’opportunité d’un mieux vivre collectif.