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Maurice MARCENY se définit lui même comme originaire des îles. Cette appartenance à ces terres lointaines est une des premières choses qu’il nomme en parlant de sa peinture. De la Martinique, il nous rappelle l’ambre des peaux, la vivacité des teintes, des sensations de soleil et la particularité des figures.

Mais si vous poursuivez la conversation, vous vous rendez vite compte que Maurice MARCENY ’éprouve de la  nostalgie des Caraïbes et qu’il est aussi très Parisien, attaché à la ville des arts où il réside depuis 45 ans, aux couleurs de ses foules et aux lumières de ses nuits.

On le sent qu’il est des caraïbes et ’il parle de là-bas comme de sa patrie, homme en voyage pour aller plus loin, saisi dans un élan tranquille, c’est d’ailleurs le mouvement qui l’intéresse, celui de personnages qu’il peint pris dans le vif d’un geste.

C’est pourquoi, il nous traduit sur ses  toiles, ses souvenirs, ses lectures, ses inspirations, la nostalgie de la Martinique qui a baigné son enfance. Ses histoires racontées par sa grand-mère qui a  connu la période dite « en tem robert ».

Les hommes des mornes qui chantaient des chants accompagnés par des instruments des esclaves tels que le tambou bélé, le chacha, la flûte, le ti-bois etc qui étaient pour eux le seul  moyen de se distraire après des journées harassantes de la coupe de canne et de  la récolte de la banane.